Contre la grippe : une immunité optimale!
Rédaction

Pourquoi, dans les mêmes conditions, les virus s'en prennent-ils à certaines personnes et pas à d'autres? Réponse : cela dépend de l'état de leurs mécanismes de défense. Notre corps est naturellement armé contre les agressions. Les substances étrangères et les agents infectieux (virus, champignons microscopiques, polluants, etc.) sont neutralisés par le système immunitaire, première ligne de défense de l'organisme. Différents facteurs peuvent expliquer la vulnérabilité de la réaction immunitaire : l'hérédité, la nutrition, les habitudes de vie et les comportements, l'état des microflores, de la peau et des voies respiratoires, le pH (trop acide, pas assez alcalin), etc. Si le terrain biologique est déjà affaibli par une affection, les risques sont accrus et, par conséquent, rebâtir sa barrière immunitaire est doublement indiqué.

Rhume ou grippe?
Le rhume, aussi appelé coryza ou rhinite, est une affection bénigne mais fréquente. Quelque 200 virus différents (rhinovirus et coronavirus, le plus souvent) peuvent le déclencher. La congestion nasale, les éternuements et les maux de gorge en sont les principaux attributs. La grippe, ou influenza, est une infection virale du système respiratoire autrement plus sérieuse et contagieuse. Trois types de virus sont alors en cause : A, le plus virulent, B et C. La période d'incubation du virus de la grippe dure de 24 à 48 heures, avant que les premières manifestations physiques provoquées par la maladie – asthénie, frissons, céphalées, douleurs articulaires et musculaires, fièvre – ne se fassent ressentir. L'évocation de tels malaises constitue une bonne entrée en matière à la prévention!

D'ores et déjà affecté par un rhume ou une grippe?
Prenez quelques jours de repos, dans une chambre bien aérée et pas trop chauffée. Congestionné? Humidifiez l'air et désinfectez votre nez, au besoin, avec du sérum physiologique ou de l'eau de mer. Aux premiers signes de grippe, garder le lit, boire beaucoup de liquide et transpirer le plus possible sont encore ce qu'il y a de mieux à faire. Ce vieux principe est inspiré par la sagesse, car par le jeûne, la diète liquide et la transpiration, nous éliminons des toxines.

Antibiotiques et vaccins?
On sait désormais que les antibiotiques, utilisés pour bloquer le développement de bactéries, dont la résistance est prouvée, sont inefficaces contre les virus, donc inutiles contre la grippe. Les effets préventifs spécifiques de la vaccination étant de plus en plus contestés ou invalidés par le fait que nombre d'individus vaccinés ne sont pas moins victimes de la maladie contre laquelle ils étaient censés être protégés, sans compter les possibles complications post-vaccinales, miser sur les pouvoirs autorégulateurs de l'organisme est plus sage, d'autant plus qu'il existe des alternatives sûres, par exemple, la combinaison cuivre-or-argent, un antibiotique naturel qui augmente la résistance aux infections.

Halte au stress!
Le stress diminue la réponse et la capacité immunitaires, interférant dans la formation et l'action salutaire des globules blancs, tout en augmentant les niveaux d'adrénaline et de corticostéroïdes. Un état de tension chronique crée des perturbations à la fois psychologiques et physiques. Le biologiste Henri Laborit a étudié en laboratoire la façon dont le système immunitaire des animaux réagissait selon qu'ils pouvaient se défendre, s'enfuir ou se trouvaient dans un état de totale impuissance. Le résultat de ses expérimentations : dans un contexte où l'animal ne peut ni fuir ni combattre, ses défenses immunitaires s'effondrent, ce qui permet de mettre le stress au premier rang des facteurs de la maladie.

Une alimentation saine, vivante et diversifiée
Une nutrition équilibrée, variée, contrôlée et qualitative, riche en vitamines, en minéraux et autres micronutriments, fournit des munitions vitales, des réserves énergétiques et de l'endurance. L'alimentation « blanche » (farine, pain, sucre, etc.), transformée et dévitalisée, contribue largement à bloquer la réponse immunitaire. Les produits d'origine animale de la production industrielle induisent également une immunodépression. L'abus d'alcool, de médicaments et de tabac, le manque d'activité physique et de repos, et la pollution sous toutes ses formes sont également au nombre des facteurs qui déroutent le système immunitaire.

Éviter les comportements à risque
L'hygiène corporelle est un élément clé de la prévention. La conduite à suivre : se laver les mains – la partie du corps la plus exposée à la contamination – régulièrement; faire preuve de vigilance dans les endroits publics et en présence de personnes grippées; boire beaucoup d'eau, d'autant plus que des facteurs immuns bénéfiques sont présents dans la salive, les larmes et les sécrétions nasales.

Optimiser l'immunité
Une bonne réponse immune cellulaire, capable d'activer fortement les capacités cytotoxiques naturelles, permet de se débarrasser ou de mieux contrôler les antigènes. Parmi les nutriments les plus souvent recommandés, on trouve : les vitamines A, C, E et B6, le zinc, le magnésium, l'acide lipoïque, la coenzyme Q10 et le L-glutathion. Ces nutriments renforcent l'action des cellules immunitaires, dont les macrophages et les tueuses naturelles (NK, pour Natural Killer).

Les plantes alliées
L'échinacée renferme pas moins de sept constituants immunostimulants et active ainsi simultanément plusieurs aspects de la réponse immunitaire. Selon Craig Coleman, de l'Université du Connecticut, ses phénols stimuleraient la production de cytokine, un messager chimique du système immunitaire. Parmi les principales conclusions de quinze études cliniques portant sur son efficacité, retenons une réduction de près de 60 % du risque d'infection et une baisse de 1,4 jour de la durée de la maladie. Autres choix judicieux : le lapacho ou Pau d'Arco, le gingembre, le sureau noir, la racine de l'eleutherococcus, l'hydraste du Canada, l'eupatoire, le ginseng, la chlorophylle et la spiruline.

Par Louise-Marie Bédard
Source: Tiré du Magazine Mieux-Être