L'or bleu en péril
Le 28 avril 2008 - 09:38
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Pas de vie sans eau
Nul ne l'ignore, les êtres vivants sont constitués de plus de 75 % d'eau. C'est donc le composant principal de la masse vivante. L'eau est aussi un lien indispensable : elle met en contact différents éléments, que ce soit les métabolites dans la cellule, les organes entre eux, ou même les continents. C'est grâce à elle que les nutriments circulent (sang et sève). Les végétaux et les animaux ont développé des systèmes ingénieux pour économiser l'eau quand cela s'avère nécessaire : feuilles condensées sous forme d'épines, cactées gorgées d'eau dans les déserts, racines très profondes pour aller puiser l'eau dans les couches souterraines, bosses du dromadaire pleines d'eau…
Les mystères de l'eau
L'eau liquide demeure un véritable mystère pour l'Homme. S'il a maîtrisé la structure de l'eau à l'état de glace, il ne comprend toujours pas pourquoi l'eau, contrairement à tous les liquides, se contracte entre 0 et 4 °C pour se dilater ensuite normalement. Une autre particularité de l'eau : bien que neutre, elle est très réactive. C'est le solvant le plus puissant ! Cela est dû au fait que la molécule d'eau est bipolaire, avec des charges négatives et positives. L'eau permet aussi des réactions biochimiques essentielles, comme, entre autres, l'effet tunnel dans la circulation de l'information dans le système nerveux (saut protonique : un atome d'hydrogène ionisé saute le long de la chaîne de molécules d'eau).
Par ailleurs, la « sensibilité » de l'eau soulève bien des controverses.
Parmi les plus célèbres, Jacques Benveniste, avec ses travaux sur La Mémoire de l'eau, avance l'hypothèse que des solutions très diluées, ne contenant plus une seule molécule d'un produit donné, en garderaient la mémoire et l'efficacité. Par ailleurs, le Dr Masaru Emoto, dans son livre intitulé Les messages cachés de l'eau (Éditions Trédaniel), montre, photos à l'appui, comment la structure moléculaire de l'eau changerait selon qu'elle est soumise à l'amour (prière, musique…) ou à la violence (menaces, vacarme…). La communauté scientifique rejette globalement ces concepts qui donnent à la matière une mémoire ou une sensibilité. Pourtant, on a de plus en plus recours à l'homéopathie. La physique quantique apportera peut-être des explications.
L'eau et la beauté
Depuis les années 70, l'eau occupe une place importante dans la beauté. De la thalassothérapie aux brumisateurs d'eau pour « hydrater » sa peau sous le soleil, en passant par le hammam. « Une peau hydratée », leitmotiv du marketing des cosmétiques… Rappelons que dans notre corps, il y a deux types d'eau : « l'eau vitale » interstitielle, à l'intérieur et entre les cellules, qui permet les réactions biochimiques vitales, la fluidité, l'élasticité de la peau et des tendons, et « la mauvaise eau », l'eau excédentaire qui se lie à la graisse pour donner la cellulite tant décriée ou encore de l'œdème (la graisse ainsi formée l'a souvent été dans le but de stocker les toxines que le foie engorgé ne peut plus filtrer – d'où le danger d'un régime amaigrissant rapide, qui risque de provoquer un relargage intensif des toxines dans le sang).
C'est l'eau vitale qui est responsable en grande partie de notre aspect beau et sain. Or certains traitements de jouvence chimiques, pour donner un « coup d'éclat », vont agir sur la perméabilité sélective de la peau (avec des facilitateurs de pénétration), saturer superficiellement la peau en eau, lui donnant un aspect lisse et éclatant. Malheureusement, cela peut être suivi d'un affaissement irréversible de la peau .
PAR SOAD BENKIRANE, PH. D., BIOCHIMISTE ET NATUROTHÉRAPEUTE


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