La morphopsychologie
Le 12 mai 2008 - 17:36
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Votre visage et vos mains, reflets de votre personnalité
PAR FRANCINE DALLAIRE, naturothérapeute, chirologue et formatrice
Depuis fort longtemps - la typologie sumérienne date de 5 000 ans -, les humains ont cherché sur leur visage et leurs mains le reflet de l'esprit qui les anime. Ces parties anatomiques révèlent quelque chose d'unique, de très intime, qu'on aimerait parfois cacher. D'ailleurs, l'expression " se montrer à visage découvert " évoque le choix de se montrer vulnérable.
Aujourd'hui, ces révélations sont devenues une science : la morphopsychologie. Qu'est-ce au juste? C'est la psychologie des formes. Lesquelles? Celles de votre silhouette corporelle. Ici, on cherche à comprendre la personnalité d'après la physionomie.
Svelte, élancée ou trapue, votre silhouette vous révèle
Que dit votre silhouette ? Hors des critères de beauté et des modes, l'ensemble de votre structure corporelle révèle qui habite vraiment votre carcasse. C'est facilement admis : chaque partie du corps révèle un aspect de l'âme, puisqu'en fait, le corps est le prolongement de l'âme - les deux faces d'une même réalité.
Nous le faisons tous
C'est réducteur, objecteront certains. Mais observez-vous : avant même d'échanger verbalement, vous avez analysé le visage de votre interlocuteur étranger. Nous le faisons tous inconsciemment. C'est un vieux réflexe lié à notre instinct de survie. Nous évaluons un danger potentiel : Qui est l'autre ? Est-il amical ou malveillant?
Selon la morphopsychologie, nos perceptions influencent, plus que la génétique, notre apparence physique. Comment ? Nos pensées (répétitives) génèrent des émotions (souvent les mêmes) qui amènent des attitudes (façons de porter son corps) habituelles. Avec le temps, nos pensées-émotions-comportements, devenus automatiques, finissent par modeler notre apparence. C'est ainsi que notre contenance générale trahit nos pensées, même les plus secrètes.
Liens avec l'ennéagramme
En morphopsychologie, les données relatives aux trois étages du visage peuvent être ajustées à la grille de l'ennéagramme . Dans Le traité de l'âme, Aristote, pour qui âme et corps sont étroitement liés, distinguait trois niveaux : l'âme végétative, l'âme sensitive, et l'âme raisonnable. Ces trois étages sont en lien avec les trois strates de notre cerveau, une notion majeure dans l'ennéagramme. L'étage inférieur (mâchoire et bouche), réfère au cerveau reptilien, parle du sens pratique et nous relie à nos racines. Fait intéressant, il est souvent (pas toujours, c'est le mystère humain) plus prononcé chez les types viscéraux (8, 9, 1). L'étage médian (pommettes et nez), référant au cerveau limbique, dénote nos aptitudes affectives et sociales, notre capacité de nous relier à l'autre. Souvent dominante chez les types relationnels (2, 3, 4). L'étage supérieur (front et yeux), plus développé chez les types intellectuels (5, 6 et 7) dénote l'intensité cérébrale, la logique, le sens de soi.
Comme c'est le cas pour toutes les grilles, le danger est " d'encarcaner " l'autre. Il est donc très important d'aborder cette connaissance avec empathie, par " en dedans ", avec un esprit et un cœur ouverts aux différences. Il s'agit de comprendre le langage de son propre corps et de mieux décoder celui de nos semblables.
Références
Thérien, Daniel, Un visage vaut 1000 mots!, DT Éditeur, 2005.
Boulart, Martine et Jean-Paul Juès, La morphopsychologie, Que sais-je?, 2000.
Le centre de croissance par l'ennéagramme, www.enneagramme.ca Tél. : 514 276-4540


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