L'innovation et la créativité au nom du décrochage scolaire
Le 29 septembre 2008 - 10:54
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Depuis la nuit des temps, le problème du décrochage scolaire dans notre système d'éducation est omniprésent. Pourtant les changements ont été nombreux, sans toutefois donner des résultats concluants pour améliorer la situation. Le temps est-il venu d'utiliser une approche totalement renouvelée pour intéresser nos jeunes à se scolariser davantage ?
Révolution industrielle, explosion des technologies informatiques… Les cent dernières années ont été les témoins d'une multitude de changements qui sont venus, pour la plupart, améliorer notre mode de vie. Malgré cela, certains problèmes, comme le décrochage scolaire au Québec, n'ont pu être résolus et requièrent d'urgence de nouvelles façons créatives d'analyse et d'intervention.
Comprendre les nouvelles générations
Le système scolaire québécois fait des efforts considérables pour reconnaître les compétences acquises, les progrès réalisés et les aptitudes développées par l'élève. On peut toutefois se demander si l'encadrement scolaire est adapté aux besoins propres des générations qui sont actuellement sur les bancs d'école. Selon les nombreux observateurs et spécialistes des générations Y (de 1978 à 1994) et Z (de 1995 à aujourd'hui), il semblerait que non. Ce sont d'ailleurs ces derniers, aussi appelés les « silencieux », qui doivent être compris davantage si nous désirons améliorer le décrochage scolaire dans le futur.
Fort renseignés grâce à Internet, les silencieux connaissent parfaitement leurs besoins, leur potentiel, et ils définissent rapidement ce qu'ils entrevoient faire de leur avenir. Ils n'acceptent pas facilement des contraintes qui briment leurs plaisirs immédiats, ayant vu trop souvent leurs parents débordés par les obligations de la vie, surtout reliées à leur profession, sans pour autant profiter de liberté et de joie de vivre.
Dans cette optique, les générations Y et Z désirent apprendre dans un contexte qui leur permettra de ne pas revivre les difficultés de leurs parents. C'est pourquoi, à l'image des Y, ils décrochent facilement d'un enseignement trop rigide face à leurs valeurs, et ils largueront tout aussi aisément un emploi qui n'aura pas su leur permettre un épanouissement social et familial.
PAR MARC GÉLINAS, SPÉCIALISTE EN GESTION DU CHANGEMENT, CONFÉRENCIER ET FORMATEUR


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