La stéatose hépatique
Le 7 novembre 2008 - 10:56
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Pour décrire cette « nouvelle » maladie, on peut lire dans le Larousse médical que : « La stéatose est une accumulation de graisses à l'intérieur de cellules qui, à l'état normal, n'en contiennent que de très faibles traces. Les graisses accumulées sont en général des triglycérides. Le foie, qui joue un rôle majeur dans leur métabolisme, est le siège le plus habituel de cette surcharge. »
Les débuts de cette affection sont asymptomatiques. La plupart du temps, on la découvre à la suite d'une échographie abdominale ou d'analyses de sang. Quant à vous, vous vous plaignez souvent d'avoir les jambes lourdes, de souffrir de migraine, de reflux gastriques, de brûlements d'estomac et de baisse d'énergie rapide au cours de la journée.
Du « foie gras » à la cirrhose
L'accumulation de gras à l'intérieur des cellules hépatiques entraînent une augmentation du volume du foie, détectable à la palpation et confirmée à l'échographie. À ce stade, la stéatose hépatique simple alourdit votre vie, mais ne crée habituellement pas de dommage. Si la maladie évolue vers la stéatohépatite non alcoolique, c'est plus grave. Cela signifie qu'il y a inflammation des cellules et fibrose (perte d'élasticité des tissus hépatiques). Si rien n'est fait, l'inflammation et la croissance de tissus à l'intérieur du foie peuvent conduire à la cirrhose ou au cancer.
Les personnes à risque
- Les personnes atteintes du syndrome métabolique (résistance à l'insuline).
- Les personnes qui ont un taux de cholestérol et/ou de triglycérides trop élevé.
- Les diabétiques.
- Les personnes en surpoids ou obèses.
- Les alcooliques.
Le syndrome métabolique et l'obésité abdominale
Parmi les critères d'évaluation, l'obésité abdominale est le plus important. Les cellules adipeuses qui s'accumulent autour de la taille sont différentes de celles des autres parties du corps. Ces cellules sont actives et ont une influence sur le gain de poids.
L'insuline est une hormone hypoglycémiante sécrétée par les cellules du pancréas. Elle agit à la manière d'une clef qui permet l'ouverture des cellules pour y laisser entrer le glucose en circulation dans le sang. Si l'insuline n'arrive pas à ouvrir la porte de la cellule, elle se retrouve alors en quantité trop élevée dans le sang. À la longue, plusieurs cellules cessent de réagir à la présence et à l'effet de l'insuline (résistance), sauf les cellules adipeuses de la région abdominale.
PAR LISE GUÉNETTE, ND.A., MEMBRE DE L'ASSOCIATION DES NATUROPATHES AGRÉÉS DU QUÉBEC


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