_
_
_



_
 Nous sommes le samedi 04 Février 2012 _

_

Recherche dans notre banque d'articles   

Info-lettre Magazine Mieux-Être | Abonnez-vous, c'est gratuit !

_
_
_





PUBLIÉ DANS MIEUX-ÊTRE

Les fruits et les légumes : Attention !... Danger ?
Rédaction
Outils

Devrait-on baisser notre consommation ou l'intensifier en la saupoudrant de judicieux conseils ? Bilan.

Les pesticides ont comme vocation de tuer certaines espèces pour en protéger d'autres. Leur but premier était donc, entre autres, d'éliminer les insectes, les mauvaises herbes, les maladies fongicides et les bactéries. Mais depuis quelques années, on s'inquiète de leurs effets sur notre santé.

Beaucoup de scientifiques dénoncent les conséquences des résidus que l'on trouve sur les fruits et les légumes que l'on consomme. Même si ce sont des quantités négligeables, il se trouve que, par accumulation, ces résidus restent dans notre organisme. Même si les techniques de mesure et de prévention s'améliorent, bien des chercheurs ne sont pas du tout rassurés.

C'est le cas du cancérologue Dominique Belpomme, fondateur de l'Association des recherches thérapeutiques anticancéreuses, qui note un lien entre les produits chimiques courants et la hausse de maladies comme le cancer et la baisse de fertilité. Il a mentionné dans Le Monde, en 2006, que, selon lui, les limites réglementaires en matière de résidus de pesticides ne protègent pas les gens contre les maladies. Il explique ses propos : « Ce n'est pas la dose qui fait le poison, mais la répétition d'une dose, même infiniment petite, tout au long d'une vie. Il est scientifiquement prouvé que ces molécules perturbent le système de reproduction. Elles sont non biodégradables, s'accumulent dans la graisse humaine et se transmettent de la mère à l'enfant. »

Pas question pour autant de diminuer nos portions de fruits ou de légumes, car ceux-ci nous comblent en vitamines, minéraux et antioxydants. Il faut toutefois être plus avisé lors de nos achats et surtout lors de la préparation des aliments.

Sécurité alimentaire : mode d'emploi
Bien les choisir
Pour consommer des aliments non contaminés, on se tourne vers les comptoirs bios de notre fruiterie ou encore on s'informe directement auprès de nos producteurs locaux. On s'inscrit au programme d'Équiterre, le réseau d'Agriculture soutenue par la communauté (ASC), qui procure les fameux paniers bios.

Bien les laver
Pour les débarrasser de la poussière et des résidus de pesticides, on les lave à l'eau. On les frotte énergiquement pendant au moins une vingtaine de secondes.
On évite d'enlever la pelure, où se logent les minéraux et les vitamines, mais on la gratte soigneusement pour enlever tous les résidus. On utilise un couteau, une brosse, une éponge ou encore des gants abrasifs.
On lave même les fruits ou les légumes qui ont une écorce. On évite ainsi qu'une bactérie présente sur l'écorce contamine la partie consommable quand on le tranchera.
L'instrument qui nous sert à enlever les résidus (brosse ou autre) doit aussi être consciencieusement lavé. On le passe au lave-vaisselle.
On n'utilise pas de détergent sur les fruits et les légumes qui ont une pelure comestible, car cela pourrait y laisser un résidu.
On lave même les aliments prélavés. On n'est jamais assez prudent !
On lave tout… même la queue de la pomme qui accumule plusieurs saletés.
On enlève les parties endommagées ou meurtries d'un aliment. C'est l'endroit de prédilection des bactéries qui prolifèrent !
Un légume à couches, comme une laitue ou un chou ? On jette d'abord les feuilles extérieures, puis on rince les suivantes à l'eau.

Effet boomerang
Certains produits chimiques sont prohibés dans les pays de l'hémisphère Nord, mais sont exportés vers les pays du Sud. Ensuite, tel un boomerang, ils reviennent chez nous, dans nos assiettes, incognito – ou presque – sur les fruits et les légumes cultivés au Sud.

Enfants chimiques ?
Les doses « permises » par les agences sont établies pour des adultes, mais cela veut donc dire que les enfants y sont tout autant exposés. Selon une recherche parue dans Environmental Health Perspective, la concentration de pesticides retrouvés dans l'urine des enfants qui mangeaient des fruits et des légumes bios étaient six fois plus faible que chez ceux qui mangeaient des produits conventionnels.

Aussi, puisque leur consommation de fruits et de légumes est plus importante par rapport à leur poids et à leur taille que celle d'un adulte, leur exposition aux pesticides est plus grande aussi.

Un verre de pesticides ? Non merci !
Une étude espagnole a révélé que plusieurs boissons gazeuses à base de fruits contiendraient des concentrations élevées de pesticides. Puisque les enfants sont de grands buveurs de ces jus de fruits, l'alarme est donc sonnée. Il faut surveiller la présence des pesticides jusque dans le fond de nos verres !
Source : Agence Nomade

Dangers potentiels
L'intoxication chronique nous guette. Les effets des pesticides sur notre organisme sont multiples : problèmes respiratoires, cutanés, neurologiques, etc. À long terme, on soupçonne les produits chimiques que l'on retrouve dans notre assiette d'être la cause de certains cancers, de maladies génétiques, de troubles de reproduction ou du développement, en plus de s'attaquer à nos systèmes immunitaire, endocrinien et nerveux.

Et les OGM ?
Depuis 2004, le nombre d'OGM a augmenté au pays dans une proportion de 136 %. Toutefois, la présence d'OGM dans l'alimentation reste préoccupante. Qui sont-ils vraiment ? Le documentaire Le monde selon Mosanto a essayé de faire la lumière sur une partie du problème. À voir si le sujet nous intéresse. Selon certains spécialistes, les OGM pourraient même être liés à l'augmentation des allergies et du taux de cancer. Les plantes transgéniques inquiètent. Chez les écolos, on craint les « éponges à pesticides » qui, au lieu de résister aux insectes nuisibles, combattent l'effet des pesticides qui normalement tueraient les plants non modifiés.

Statistiques
En 2004-2005, sur près de 500 échantillons de fruits et de légumes frais produits au Québec, 33 % d'entre eux ont révélé la présence de pesticides, dont 1,5 % présentaient des concentrations au-delà des normes permises. Mais qu'en pensent les consommateurs ? Voici les données d'un sondage réalisé par la Société canadienne du cancer :
70 % des Canadiens sont préoccupés par la présence de résidus sur les fruits et les légumes.
Près de 50 % d'entre eux estiment que les pesticides devraient être utilisés avec prudence.
55 % estiment ne pas être assez informés.
8 Canadiens sur 10 lavent soigneusement tous les fruits et les légumes.
24 % d'entre eux disent acheter des produits n'ayant pas été exposés à des produits chimiques chaque fois qu'ils le peuvent.
74 % appuieraient une réglementation plus sévère visant à réduire l'utilisation initiale de pesticides dans la production d'aliments.

PAR NADINE DESCHENEAUX



 Retour  Article suivant


AUSSI À LIRE
LA VÉRITÉ SUR LES ALIMENTS APHRODISIAQUES
JE N'AIME PAS L'EAU ! Les thés et les tisanes à la rescousse.
Je suis une bibitte à sucre !
Ouvrez l'œil avant la bouche !
De bonnes et nouvelles habitudes de vie pour l'automne !


LA QUESTION DU MOIS

Quels sont pour vous les avantages de vieillir? Partagez votre opinion et courez la chance de remporter une machine NESCAFÉ Dolce Gusto Piccolo, d’une valeur de 120 $. Seules les lettres signées et accompagnées d’une adresse complète et d’un numéro de téléphone seront admissibles au concours.


Nom:
Courriel:
Adresse:
Ville:
Code postal:
Téléphone:
Date de naissance
(aaaa-mm-jj):
Message:















LA QUESTION DU MOIS

Quels sont pour vous les avantages de vieillir? Partagez votre opinion et courez la chance de remporter une machine NESCAFÉ Dolce Gusto Piccolo, d’une valeur de 120 $. Seules les lettres signées et accompagnées d’une adresse complète et d’un numéro de téléphone seront admissibles au concours.


Nom:
Courriel:
Adresse:
Ville:
Code postal:
Téléphone:
Date de naissance
(aaaa-mm-jj):
Message:









_
_
Communiquez avec nous !
© 2012 :: Magazine Mieux-Être
Propulsé par :
_
_